dimanche 17 mai 2026

 EXTRAIT

Nice. Promenade des Anglais. Samedi 15 novembre 2025
Un homme est assis sur un banc face à la mer. Le soir vient de tomber, un petit vent frais fait frissonner son dos. Il consulte sa montre, son rendez-vous ne devrait pas tarder à arriver. Derrière lui le Negresco brille de mille feux. Une ombre s’approche. En voyant son vieux jean informe troué, le pan déchiré d’une chemise à carreaux dépassant d’un blouson en cuir bien fatigué et ses gros godillots crottés aux pieds, on pourrait supposer qu’il s’agit d’un clochard ! L’apparition se rapproche plus près, tout près de l’homme assis sur le banc qui dut être surpris puis amusé : – De loin qui aurait pu imaginer que cette silhouette tordue soit celle d’une femme ? Petite, grosse, très laide, mal fagotée… avec son épaule gauche un peu plus haute que la droite elle ressemble plus à Quasimodo s’apprêtant à sonner les cloches de Notre-Dame qu’à une femme ! pense-t-il peut-être.
Il détourne les yeux et l’oublie instantanément. Quand on a 43 ans, une belle villa avec vue sur mer, une Lamborghini dans son garage, un compte en banque à6 ou 7 chiffres et l’habitude de tenir dans ses bras les plus jolies filles de la Côte d’Azur le regard ne s’attarde pas sur un « laideron mal habillé ».
Après un rapide coup d’œil circulaire l’inconnue s’assoit à côté de lui, esquisse un sourire qui se voudrait engageant et demande :
– Vous êtes seul ?
L’apparition a une voix surprenante, envoûtante, presque sexy.
Etonné il répond :
– Oui pourquoi ?
– Je me prénomme Adrienne et j’ai un message pour vous.
– Un message pour moi ?
– Oui. Aux termes de la session extraordinaire du Tribunal de l’ombre qui s’est tenue le 12 novembre dernier vous avez été condamné pour association de malfaiteurs en vue d’une action terroriste, trafic d’armes, fourniture illégale d’explosifs et atteinte à la sûreté de l’état.
Elle poursuit en se levant :
– Pour ces motifs, le tribunal vous a condamné à la peine capitale et le verdict, immédiatement applicable, est sans appel.
Elle répète :
– Je me prénomme Adrienne… et je suis chargée d’exécuter la sentence !
Julien n’a jamais été arrêté ni même soupçonné pour ses activités délictueuses. Il est (ou se croit) bien trop malin. On peut imaginer qu’à ce moment il a dû se dire :
– Cette fille est complètement folle !
Le bord de mer étant régulièrement parcouru par des gens étranges qui parlent seuls, prophétisent la fin du monde, annoncent le retour vainement espéré de Jésus (précautionneux fils de dieu qui selon toute vraisemblance a dit à son père « tout ce que tu veux mais pas la Terre. Revenir chez ces fous-furieux, non merci bien ! J’ai déjà donné ! ») ou mille autres bizarreries, Julien Pascalini ne semble pas s’inquiéter. Il a tort.
D’un geste rapide la petite femme grosse et laide lui décoche un coup de poing d’une extrême violence dans le sternum. Il vomit et perd immédiatement connaissance puis se tasse sur le banc. Tout s’est déroulé en quelques secondes, personne n’a rien vu… quelques minutes plus tard un passant curieux, intrigué par sa posture bizarre et ses vomissures le secoue doucement puis plus fort. Le corps inanimé de Julien glisse sur le côté. Affolé le bon samaritain appelle immédiatement les pompiers qui ne peuvent que constater le décès.
En voyant toute cette agitation un homme qui s’approchait fit demi-tour discrètement. Il ne remarqua pas qu’il était suivi par la femme petite et grosse qui ressemblait à une clocharde avec son vieux jean informe troué, sa chemise à carreaux dont un pan déchiré dépassait d’un blouson en cuir bien fatigué et ses gros godillots crottés. Les caméras de surveillance installées à grand frais par la municipalité étant en panne ce soir-là personne ne comprit « par qui et pourquoi » ce Julien Pascalini qui se disait architecte, payait ses impots comme tout bon citoyen et homme apparemment sans histoire fut agressé gratuitement ce soir-là. Gratuitement car son portefeuille, son argent et ses cartes de crédit n’avaient pas été dérobés. « Mort due à une agression, sans doute un coup violent porté dans la poitrine » conclut la police. Un des policiers, adepte d’arts martiaux, remarqua un détail curieux et en toucha deux mots à un tout jeune journaliste de ses amis nommé Valentin Lemercier pigiste pour Nice Matin, un peu chien fou, toujours le premier sur les bons coups et les affaires crapuleuses de la Côte d’Azur :
– L’agression a été menée avec une grande violence et une extrême précision sur un point létal appelé je crois, « suigetsu » en Japonais.
Le journaliste fit immédiatement la relation avec plusieurs crimes similaires applaudis par le grand public et commis par ce qui semblait être un homme surnommé sans grande originalité « le justicier » par les médias ! Quelques jours plus tard, en compilant les articles de journaux, en consultant internet et les réseaux sociaux une autre singularité lui tomba sous les yeux : plus d’une dizaine de « sortants », surnom donné aux radicalisés islamistes ayant « payé leur dette à la société » et libérés de prison, étaient morts de la maladie du charbon, maladie provoquée par « Bacillus anthracis » pourtant non transmissible d’homme à homme, moins de vingt jours après leur remise en liberté. Deux autres avaient succombé au tétanos et un dernier à une forme gravissime d’hépatite fulminante.
Se sentant sur le point de dénicher la toute belle affaire qui boosterait sa carrière et changerait sa vie il appela un de ses anciens maîtres nommé Benjamin Brocka, grand journaliste d’investigation et son idole, pour lui faire part de sa découverte. À peine eut-il abordé le sujet qu’il fut interrompu par un catégorique :
– Tu tiens à la vie ?
– Comme tout le monde.
– Alors oublie !
Pour comprendre ce qui s’est passé il nous faut revenir un peu en arrière. Suivez-moi vous ne serez pas déçu…

samedi 4 juin 2022

 

Extrait de " L'Homme qui avait vu l'Au-dela "
… La littérature sur ce sujet est prolifique : LyallWatson,
Raymond Moody, Elisabeth Kübler-Ross, Paul Misraki et
mille écrivains amateurs décrivent à peu près tous l’aventure involontaire des « revenants » avec les mêmes mots :
sortant de leur enveloppe corporelle et planant au-dessus du sol ils franchissent les murs, les obstacles matériels, voient leur corps allongé et les efforts des soignants pour les ramener à la vie. Passant par un tunnel noir qui débouche dans un lieu très lumineux ils sont accueillis par un être d’amour. Ils ressentent alors un grand bonheur, une immense liberté et sont très déçus au moment de réintégrer leur “guenille” terrestre.…
J’aurais eu beaucoup de choses à raconter à ce sujet mais
j’écoutais sans rien dire.
...Nous avons voulu savoir si cette histoire avait un fonds
de réalité ou s’il s’agissait d’un fantasme, alors usant de
la logistique de l’armée américaine nous avons demandé
aux cliniques et aux hôpitaux américains de contribuer à
une étude scientifique de grande ampleur :
les personnes devant subir une intervention chirurgicale
grave avec un pronostic vital incertain étaient informées
que dans la pièce contigüe au bloc opératoire nous avions
déposé un papier sur lequel était inscrit un mot. On évoqua
la possibilité infinitésimale qu’ils vivent une expérience de
décorporation pendant leur opération et dans l’hypothèse
où le cas se présenterait à eux on leur demanda de tenter
de visualiser le mot inscrit sur le papier et de le rapporter
à leur réveil.
- Combien ont rapporté le mot ?
- Aucun

vendredi 3 juin 2022

 

Fin novembre 2024, l'armée américaine et la NASA communiquèrent une information sidérante, relayée par les chaines télé et les réseaux sociaux du monde entier :

 "Nous avons enfin la preuve de l'existence de l'Au-Delà et nous pourrons bientôt entrer en relation avec lui..."

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Bonsoir

Après :

Méfiez-vous du Vieux qui porte une casquette à carreaux sur la tête

A toutes les femmes qu’on aime…

La Prophétie de Valentine        .

Mon nouveau livre : "L'homme qui avait vu l'Au-delà" sortira le 15 juin en édition limitée.

Il est prudent de réserver.

 Comment réserver ? serge.boudoux@orange.fr 



Amitiés Serge

jeudi 9 juillet 2020

Le dernier rempart

Puis-je me permettre d’apporter à l’édifice que constituent les discours et prises de position contre la police une petite pierre que celui qui n’a jamais péché pourra me jeter.
Je suis évidemment indigné par les actes de racisme quels qu’ils soient, d’où qu’ils viennent et quelle que puisse être la couleur de ceux qui en sont victimes. Je suis contre toute forme d'esclavage présent ou passé, l'esclavage est un crime contre l'humanité, et contre toutes discriminations actives ou passives, surtout celles qui sont dirigées contre moi et mon pays.
Il me semble toutefois que l’on se trompe de combat.
Il est un lieu commun de rappeler que dans la police, comme dans tout groupe humain, il y aura toujours quelques malades pour penser qu’un œuf avec une coquille foncée est différent d’un œuf à coquille claire, bien que dans une poêle ils aient tous deux le même blanc et un jaune identique.
Ceci dit il serait peut-être bon de rappeler que la police est là pour protéger les citoyens ordinaires contre les délinquants. Il se trouve que les délinquants sont de plus en plus violents et ne considèrent pas les caresses ou les bonnes paroles comme suffisantes à les distraire de leur but ultime : s'approprier par la violence le bien d'autrui.
Il y a quelque temps trois hommes cagoulés s’introduisirent à 10 h du matin dans notre maison où ma femme se trouvait seule, pensant donc s’approprier par la violence en quelques minutes ce que nous avions mis quarante ans à gagner à la sueur de nos fronts. Les maisons cossues attirent souvent les fâcheux.
Il eut sans doute été aimable de notre part de leur servir quelque boisson fraîche et de nous excuser de ne pas avoir d’argent liquide chez nous. Certains voisins courageux s’approchèrent en entendant les cris de détresse de ma femme. Les délinquants, puisque c’est le nom de ceux qui pratiquent le noble art de la délinquance, repartirent en traînant les pieds, bredouilles mais singulièrement énervés de ne pas avoir été rémunérés pour les heures supplémentaires effectuées et leurs frais de déplacement, non sans avoir menacé de mort avec un pied de biche cette douce épouse qui crut mourir ce jour-là.
Si j’avais été présent on peut penser et même craindre que, nous sentant en danger, j’eusse tenté de brandir ma 22 long rifle pour défendre les lieux et qu’il y ait des blessés.
Si un des cagoulés avait été blessé, j’imagine que sa famille se serait insurgée contre moi, affreux petit bourgeois qui se permettait de défendre son bien et sa famille puis il se serait sans doute trouvé un avocat culotté pour me réclamer des dommages et intérêts afin d’indemniser le pauvre agresseur agressé.
Heureusement, la gendarmerie intervint rapidement, les cagoulés détalèrent enfin et tout se termina bien ou presque : depuis ce jour ma femme n’aime plus notre maison et souffre régulièrement de crises d’angoisse et de panique.
Je tirai de cette mésaventure les conclusions suivantes :
- Le métier de délinquant est un métier dangereux, celui qui le pratique doit en accepter et en assumer les risques.
- La police est actuellement la dernière digue, le dernier rempart qui nous protège de l’instauration d’une société sauvage où régnera bientôt la loi de la jungle. Gardons-nous de désespérer ces braves qui, dégoûtés, pourraient bien baisser les bras et laisser le champ libre à la barbarie ordinaire. Ceux qui leur crachent dessus seraient sans doute les premiers à chercher refuge près d’eux en cas de besoin et se réjouiraient de trouver là un peu de sécurité.
Depuis la chute de l’empire romain nous savons que les civilisations sont mortelles. Une société qui serait incapable de faire respecter ses lois et ceux qui la défendent, dans laquelle chaque citoyen croirait pouvoir obtenir plus par la revendication que par son travail et son talent ou imaginerait que seul le gouvernement pourrait être responsable de sa réussite personnelle ou de ses échecs, serait vouée à une disparition rapide.
Sachons prendre la mesure de la grandeur de notre belle France qui n’est pas parfaite mais a su jusqu’à maintenant nous garantir une existence décente et luttons pour conserver notre douceur de vivre.
Et souhaitons que les vociférations de la rue ne soient pas le bruit que fait le bonheur quand il s’en va !!!

mercredi 8 juillet 2020

Encore un nouveau livre ? non, c'est LE livre

SORTIE IMMINENTE DE MON NOUVEAU LIVRE

L'humain n'est pas raciste, il est méchant et cupide

L'HUMAIN N'EST PAS RACISTE , IL EST MÉCHANT ET CUPIDE !

L’Humain n’est pas raciste, il est méchant et cupide !
Ce n’est pas pour me vanter, mais après la paresse et l’égoïsme ma troisième qualité est la mauvaise foi, ce qui m’autorise à discuter librement avec les antiracistes, mes frères et sœurs en inhumanité qui voudraient punir l'histoire à la lumière de notre ignorance actuelle de ladite Histoire alors allons-y, punissons !
L’humain est un animal méchant, sans cette méchanceté il n’aurait pas survécu. Nous vivons sur un sol européen qui vit défiler : Goths, Ostrogoths, Wisigoths, Sali-goths, Vandales, Celtes, Gaulois, Saxons, Francs, Huns et j’en passe, ethnies de même couleur de peau ou presque qui se massacrèrent allègrement jusqu’à ce que les Romains mettent tout le monde d’accord et emmènent les vaincus en esclavage à Rome. L'esclave travaille gratuitement, le Romain est cupide, je demande donc qu’on rase la ville de Rome.
Comme les Francs avaient également beaucoup massacré et utilisé des esclaves avant de donner leur nom à notre beau pays, je demande également, mais avec regret, que l’on débaptise la France et qu'on l'appelle désormais GREVELAND, le pays de la grève perpétuelle..
Au seizième siècle, suite aux voyages de Christophe Colomb, les Espagnols conquirent les empires Aztèques et Incas qui avaient réduit en esclavage les autres peuplades d’Amérique centrale et du sud. Ils voulurent les faire travailler dans les mines d’or et d’argent, prétextant qu'ils étaient des animaux, mais l'indien était fragile, 80 % de la population indigène disparut en quelques années victime de mauvais traitements, de famine et des maladies européennes. L’église s’empara de l’affaire et lors de la fameuse « controverse de Valladolid » décida du bout des lèvres que les indiens étaient peut-être des humains, peut-être, qu’il convenait en tous cas de les baptiser avant tous nouveaux sévices, et, se fondant sur un obscur verset de la Bible, révéla que le seigneur ayant créé les noirs pour les faire travailler dans les mines il était légitime de s'en servir comme esclaves. Je demande donc :
- que la ville de Valladolid et le Vatican soient rayés de la carte, la statue de Christophe Colomb déboulonnée, la Bible interdite et le Pape jeté en prison.
Une de mes belles-filles est bourguignonne, or il se trouve que Jeanne d’Arc fut capturée par les bourguignons, vendue aux Anglais et brûlée, le Bourguignon est traître. Je demande donc à ce que la Bourgogne change de nom, quand à ma belle-fille, qu'elle ne s’inquiète pas, je lui accorde le sursis pour ce sale coup perpétré par ses ancêtres (mais la prochaine fois c’est perpète).
En Amérique du nord les Comanches massacraient les Apaches qui abattaient les Cheyennes qui tuaient les Navajos qui exterminaient les Sioux qui s'en prenaient aux Iroquois et au dernier des Mohicans avant que les Européens ne massacrent tout ce beau monde ou presque, les survivants étant parqués dans des réserves où pour les protéger des rigueurs de l’hiver on leur distribua des couvertures infestées du virus de la variole. Les mêmes bonnes âmes importèrent des esclaves noirs d’Afrique pour cultiver le coton, l’Américain est méchant. J’exige que le coton et les couvertures soient désormais interdits.
En Afrique certains chefs de tribus se constituèrent des fortunes en vendant leur propre population aux négriers blancs et Arabes qui s‘en donnèrent à cœur joie. Les Arabes adoraient également les esclaves blanches, sous l’appellation de barbaresques ils écumèrent la méditerranée, razziant même l’île de Porquerolles dont ils emmenèrent en esclavage, entre autres, le gouverneur, sa femme et ses enfants. Je voudrais que l’on stigmatise et condamne l’Afrique et l’Arabie.
Plus tard l’ambassadeur français demanda au Dey d’Alger de calmer un peu ses barbaresques, ce à quoi celui-ci répondit, dit-on, par un coup d’éventail. (si ce n’est pas vrai c’est bien trouvé). La France en profita pour envahir l’Algérie et se l’approprier. Je demande à changer le nom de la ville d’Alger.
Les Français et les Anglais colonisèrent et se partagèrent le monde. Comme je suis Français je trouve normal qu'on exporte notre belle civilisation colonisatrice mais il faudrait punir les Anglais pour cette même raison en rasant Big Ben et en débaptisant la gare de Waterloo qui rappelle notre défaite. .
Plus près de nous les Nazis (blancs) exterminèrent les juifs, les tziganes, les homosexuels, les trisomiques, les opposants, (blancs également) après s'en être servis comme esclaves ou sujets d'expériences médicales le Nazi est méchant. Les Japonais enterrèrent vivants les Chinois de Nankin et les Vietnamiens qui sortaient tout juste de leur guerre de libération entreprirent immédiatement d' envahir le Cambodge, l’Asiatique est pervers. Parallèlement les grands hommes inspirateurs des grandes idées du 20 ème siècle (Staline, Mao, les Khmers rouges, Franco et autres dictateurs de gauche et de droite etc…) se mirent à décimer leur propre population. Le grand homme est méchant mais il n’est pas raciste.
En 1994 les Hutus ( noirs ) tuèrent 800 000 Tutsis.( noirs aussi. je crois qu'ils reprochaient, entre autres récriminations, aux Tutsis d'avoir un nez fin alors qu'eux en avait un gros ?) le Hutu est méchant mais a bon goût, un visage est plus beau quand il a un nez fort au milieu de la figure.
Et que dire des hommes qui tuent leur femme ? L’homme violent est féminicide et parfois infanticide donc méchant mais pas raciste.
Mon propos, dans lequel certains grognons trouveront des approximations dues à mon ton volontairement cynique ( il faut faire mine d’en rire pour ne pas en pleurer) n’a pas pour objet de faire un cours d’histoire mais de montrer que depuis toujours les humains se sont massacrés et ont réduit les vaincus en esclavage, non en vertu d’un quelconque racisme mais au nom d’une méchanceté inhérente à l’humanité et d’une simple mais horrible cupidité. Le racisme n’est qu’une conséquence de cette disposition à la méchanceté et à la cupidité, on dort mieux lorsque l'on dénie à ses victimes toute humanité et qu’on peut les réduire à l'état de simples objets marchands. Les victimes d’aujourd’hui seront d’ailleurs les bourreaux de demain lorsque leur population sera majoritaire. Tous les discours n’y feront rien, seule la loi et l'éducation peuvent réguler l’animalité de l’homme
L’Humain est méchant mais il y a pire : notre comportement est différent selon que nous soyons seul ou en groupe
Seul, un humain est un être méchant mais raisonnable, souvent attachant, capable d’apprécier le beau, sensible à la souffrance de son prochain ou de son lointain.
L’humain redevient animal et se transforme totalement lorsqu’il fait partie intégrante d’une foule. Il devient bête, disponible à toutes les manipulations, fake-news, et ouvert à toutes les folies. Telle manifestation réclamant une baisse des prix de l’essence se termina par l’incendie du Fouquet’s qui, sauf erreur de ma part, ne vend pas de carburant et par la destruction du tombeau du soldat inconnu, symbole de ces pauvres garçons morts à vingt ans au temps d’aimer, sacrifiant leur vie pour que les générations futures soient libres de pisser sur leur tombe.
On peut, on doit lutter pour contenir sa méchanceté originelle et ne pas sombrer dans la bêtise. J’habite un village où se côtoient blancs, noirs, tunisiens, asiatiques, tous gens de bonne composition qui vivent paisiblement sans agresser leurs voisins, sous l’œil débonnaire de policiers de toutes couleurs. Je ne vous dirai pas le nom de ce village, nous ne voudrions pas que les miasmes de la bêtise et de la méchanceté nous atteignent et ne nous transforment en racistes et antiracistes qui sont les deux versants d’une même haine. N’oublions pas que ceux qui se disent antiracistes aujourd’hui seront peut-être les racistes de demain.
Maintenant, racistes et antiracistes peuvent tirer sur moi, mais qu'ils visent au cœur…Épargnez mon beau visage métissé de Picard, d'Italienne et de Néandertalien !

samedi 23 novembre 2019

Un Envoûtement ?












Histoire vraie. 


Lyon, juin 1999.



Jean Marc.

Madame Ginette hochait la tête, manifestement soucieuse à la vue des cartes retournées : numéros 15, 12, 22, le Diable, le Pendu et le Mat.
Il faut reconnaître que le résultat de ce second tirage faisant suite au précédent au cours duquel beaucoup de cartes néfastes étaient sorties démontrait que la situation était préoccupante.
- Il n'y a plus aucun doute, vous êtes victime d'un envoûtement, me dit-elle.
J'en étais sûr, il y avait trop longtemps que cela durait.

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L'armée m'avait viré, stoppant net ma carrière de maître-chien, aucune femme ne voulait rester avec moi, je ne gardais aucun emploi pourtant mes potes buvaient autant que moi et conservaient le leur.
Bon je vous accorde que la tendresse n'est pas particulièrement mon point fort, mais une baffe de temps à autre ne peut pas expliquer que mes copines me quittent régulièrement après quelques semaines de vie commune et je me suis toujours bien tenu à mon travail de chauffeur de cars scolaires. Jamais un accident ni le plus petit accrochage à déplorer, même quand la bière et le cannabis obscurcissaient un peu mon esprit. Les enfants se tenaient à carreaux dans mon bus, je sais me faire respecter.
                                                                                                               
J'ai commencé à me douter de quelque chose lorsque mon dernier employeur, pourtant brave type, m'a licencié en me conseillant " d'aller voir quelqu'un" pour avoir donné un coup de boule à un ado mal poli. Les parents s'étaient plaints, on se demande comment les gens élèvent leurs gosses, si un jour j'en ai un il aura intérêt à marcher droit !

Aller voir quelqu'un ? Ne comprenant pas ce qu'il voulait dire j'ai sollicité l'avis de ma nièce qui interroge chaque matin son jeu de tarots avant de démarrer sa journée.
Gravement elle a réfléchi et m'a donné l'adresse de Ginette, spécialiste en voyance, désenvoûtement et retour d'affection, elle habite un petit appartement au rez de chaussée d'un HLM de la banlieue de l'est lyonnais.

A la première consultation elle m'a vendu un gros lézard empaillé, 150 €, en me conseillant de l'installer dans la boîte à gants de ma voiture, tête dirigée vers le volant, d'après elle les mauvaises ondes seraient ainsi neutralisées.
Mon neveu qui m'avait emprunté un jour la voiture frôla la crise cardiaque en ouvrant ma boîte à gants. Découvrant ce monstre prêt à lui sauter dessus, il l'a jeté aux ordures.

De toutes façons cela n'avait pas suffi, ma dernière conquête m'a quitté après deux semaines de tension maximale, elle est partie à temps car après trois ou quatre bières et quelques chichons j'avais envie de la tuer !
 C'est quand même révélateur que quelqu'un m'a fait quelque chose, non ?

Au second rendez-vous Ginette sembla soucieuse à la vue des cartes retournées : numéros 15 12, 22, le Diable, le Pendu et le Mat.
Le résultat de ce second tirage démontrait que la situation était préoccupante.
- Il n'y a plus aucun doute, vous êtes victime d'un envoûtement, me dit-elle.

Elle insista pour visiter mon appartement, seule, et découvrit derrière la cuvette du w c une petite boîte en carton contenant un crapaud desséché entourée de papiers revêtus de signes mystérieux, preuve supplémentaire d'après elle de la malédiction pesant sur moi. Le rituel de purification de mon habitation nécessita un versement supplémentaire de 150 €, les esprits épurateurs ne travaillant pas gratuitement il faut les encenser sans mégoter.

A la troisième consultation je retournai plusieurs autres cartes apparemment funestes et la conclusion fut sans appel :
- L'envoûtement provient d'une femme brune qui vous en veut, son nom comporte ou commence par la lettre L.
J'ai réfléchi et passé en revue la dizaine de compagnes ayant partagé mon existence plus ou moins longtemps. Une seule correspondait à la description de Ginette, une certaine Laurence, infirmière libérale que j'avais un peu cognée après deux mois de cohabitation. Punition bien méritée, elle avait refusé de me servir mon apéro devant mes copains. La honte pour moi !
 Vous auriez vu sa tête après la correction hé hé ! ça valait bien les quinze jours de prison avec sursis dont j'avais écopé.

Je ne l'avais jamais revue. Cela faisait bien cinq ans que nous nous étions perdus de vue.
Grâce aux réseaux sociaux je l'ai localisée sans difficultés, une infirmière libérale doit un peu communiquer pour son business, elle ne se cache pas. Elle habite à une vingtaine de kilomètres de mon domicile. Après quelques repérages discrets j'ai constaté qu'elle était maintenant maman d'une jolie petite fille.
Elle aurait pu se tenir tranquille, mais non, je ne sais pas pourquoi elle me poursuivait de sa haine ? Pourquoi m'avoir envoûté ? Les femmes sont incompréhensibles.
En tout cas, je ne vais pas me laisser faire.

- Le feu est un remède souverain contre les sorcières et les envoûtements, a dit Ginette.
Elle m'a proposé d'acheter une poupée de chiffons (150 €) qui représenterait l’Envoûteuse. Dotée d'un sortilège mystérieux (100 €) et jetée sur un bûcher plus ou moins Vaudou constitué d’herbes magiques (100 €) le problème serait réglé.
Tout ceci me parut compliqué et bien trop coûteux.
Je tournai le problème dans ma tête. Après quelques bières et deux chichons la solution m'est apparue, évidente et économique…

 Un matin, après un certain nombre de petits verres de tequila et un peu de shit pour me donner du cœur au ventre j'ai aspergé Laurence avec cinq litres d'essence (7 €) et craqué une allumette.

 Un voisin l'a éteinte avec l'extincteur de l'immeuble et en l'entourant d'une couverture.
Tenez-vous bien, cela n'a pas suffi, la malédiction continuait à me poursuivre, le voisin avait noté l'immatriculation de ma voiture, la police m'a retrouvé et arrêté dans la soirée.
 Si même le feu n'agit plus sur les envoûteuses où va-t-on ?

Mon compagnon de cellule prétend que Ginette me manipule et me prend pour un con.
- L'infirmière n'y est pour rien, bois moins et arrête de fumer la moquette tu n'auras pas tous ces problèmes, à 35 ans tu devrais quand même réfléchir un peu, m'a-t-il dit.
 Il n'a rien compris, il est très bête, s'il était intelligent il ne serait pas en prison pour une escroquerie minable !
Moi c'est différent c'était un cas de légitime défense.

 Dès ma sortie de préventive qui ne saurait tarder car mon avocat commis d'office a détecté une erreur de procédure lors de ma garde à vue, puisque le feu est inefficace j'envisage de noyer Laurence pour que ça s'arrête.