dimanche 4 mars 2018
Ode à ma grand-mère
Ma grand-mère était là, le soir à la chandelle
assise auprès du feu, tricotant et cousant
je regardais ses mains tout en m'émerveillant
lui ai-je dis alors combien elle était belle ?
Lui ai-je dis assez: ton allure de gazelle
a dû faire jadis rêver plus d'un galant
tes cheveux couleur or ta bouche sensuelle
ont rendu fou je crois naguère plus d'un amant.
Quand elle riait ses yeux lançaient des étincelles
et moi je l'admirais, du haut de mes treize ans
je jalousais grand- père d'avoir femme si belle
et d'avoir su l'aimer si fort et si longtemps.
vendredi 2 mars 2018
Une telle histoire peut-elle exister ?
Moi,
le vieil Henri
Je viens d'atteindre mes 92 ans et ma vie ne tient qu'à un fil.
J'ai décidé d'écrire mes mémoires pour la
raconter, quelqu'un les lira peut-être un jour, partager tout ceci avec un lecteur hypothétique me donnera l'impression d'être moins seul
Ne vous méprenez pas sur le caractère paisible
du début de mes narrations, depuis quelques années j'ai peur, pourtant pour
inquiéter le vieil Henri il faut se lever tôt. Et si je donne l'impression
parfois de m'amuser, je ne fais qu'appliquer ce que me disait mon père : il faut rire avant d'être heureux de peur
de mourir sans avoir ri.
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Tout commence pour moi le 17 mai 2010, un
lundi dont je me souviendrai toute ma vie, enfin ce qu'il en reste. Comme tous
les jours je lisais tranquillement mon journal,
installé devant chez moi sur mon vieux banc en pierre. J'habite une
coquette petite maison à Lamothe-Goas, le joli village du Gers ou mon parcours sur cette terre aurait dû se finir tranquillement, seul comme tout célibataire
indécrottable.
La région était en effervescence, toutes les
infos écrites et télévisées parlaient du meurtre d'un curé à Aumont d'Aubrac en
Lozère, de celui d'un employé municipal à Gréalou dans le Lot, le cadavre d'une
femme poignardée venait d'être découvert près de Moissac Tarn-et-Garonne et un séminariste avait été retrouvé sans vie
dans la collégiale de La Romieu, département du Gers, apparemment victime d'une
mauvaise chute… ou d'autre chose. Ces morts violentes avaient un point commun,
elles s'étaient toutes produites le long du chemin qui passe près de chez moi
et mène les pèlerins à Saint Jacques de Compostelle, le Camino Francès, rebaptisé par un journaliste inspiré : Le chemin meurtrier.
Après mon repas, comme tous les jours je
suis allé faire un tour sur la place de l'église et là… sur le banc vert où mes vieux potes, enfin ceux encore vivants me retrouvent habituellement à mon âge les
copains disparaissent peu à peu, une jeune femme était assise et mangeait un
sandwich. Vous me direz jusque-là il n'y a rien d'exceptionnel. Si vous aviez
vu cette femme, j'en frissonne encore !
Je vais essayer de la décrire. Elle avait
les cheveux coupés courts, blonds, vraisemblablement teints et le plus joli
visage que je n'avais jamais vu, un peu celui de Brigitte Bardot dans le film
" Et dieu créa la femme". Mes références cinématographiques
datent de plusieurs décennies mais j'ai peu d'exemples récents à vous proposer,
il y a bien longtemps que je ne vais plus au cinéma.
Ce qui m'a fasciné chez cette apparition ce
fut son regard. Ses beaux yeux en amandes, fenêtres de son âme, étaient deux
émeraudes. Ce n'était ni leur forme ni leur couleur qui était extraordinaire,
mais leur expression. Cette femme n'était pas de notre monde. Une vieille
chanson d'Aznavour disait : « Avec ton regard comme empli de
fièvre. » Voilà le mot juste, elle avait un regard fiévreux, elle semblait voir au plus profond de mon être, j'ai eu
envie de pleurer de bonheur dès qu'elle a posé les yeux sur moi, l'impression
inouïe de la connaître depuis toujours.
Instantanément, malgré mon grand âge je
voulais la garder pour moi, j'aurais voulu… Pur délire, que pourrais-je
bien vouloir d'une telle créature au début de l'été de sa vie, moi qui aurais
uniquement rides, laideur, faiblesses, douleurs, froidure et hivers humains à
lui offrir. Cet envoûtement a occulté provisoirement un fait important que j’ai
toutefois enregistré inconsciemment. J'ai compris un peu plus tard pourquoi j'avais cru voir un ange en elle, mais l'ange de
la mort.
J'avais envie de
pimenter un peu ma petite vie de retraité, je m'ennuyais tellement, alors comme
un enfant, inconsciemment j'ai improvisé un jeu dans ma tête je me suis raconté
des histoires : Cette femme était dangereuse, mais moi j'étais en sécurité près
d'elle. Peut-être encore sous l'influence des propos des journalistes j'ai
imaginé qu'elle était responsable de tous les crimes commis ces derniers jours
sur le chemin meurtrier.
Pour moi elle était AZRAËL l'ange de la mort et je l'adorais d'autant plus. J'ai
toujours été attiré par l'ésotérisme et le satanisme ne me fait pas peur. Pour
moi Satan est un aimable plaisantin à côté des Hitler, Mao, Staline, Pol Pot et
un doux amateur face aux fanatiques religieux, politiques ou autres salopards
inhumains qui se cachent derrière la prétendue existence du Malin. Aucun démon
ne sera jamais aussi méchant que certains hommes ni plus pervers que certaines
femmes.
Je n'avais pas complètement réalisé qu'il ne
s'agissait pas d'un divertissement. Nous sommes tellement habitués à voir des
images ultra violentes à la télé que nous banalisons le mal et ne faisons plus
la différence entre le fantasme et la réalité. Je me suis tout de même traité
de vieux gâteux mythomane. Comment et pourquoi une créature aussi sublime
aurait-elle tué tous ces gens ?
Je me suis assis près d'elle sur le banc et
je lui ai dit :
- Mon dieu que tu es belle.
Vous n'allez sans doute pas me croire,
j'avais 87 ans à cette époque, elle m'a souri et je suis tombé raide amoureux de cette femme.
Jusqu'à ce jour je n'avais jamais vraiment saisi le sens de cette formule,
tomber amoureux ! Et là j'ai enfin compris, pour moi ça voulait dire aimer
jusqu'à la tombe. Je ne savais pas alors à quel point cette expression allait
se révéler malheureusement totalement adaptée à la situation.
Un sourire et j'étais déjà malade d'elle !
Les vieux ne devraient jamais être amoureux cela leur fait trop mal, ils ne
peuvent pas espérer de réciprocité mais c'est toute la grandeur de la race
humaine de vouloir aimer et être aimé jusqu'à son dernier souffle. A ce moment
j'ai pensé au sonnet de Félix Arvers.
Mon âme a son secret ma vie a son mystère :
Un amour éternel en un instant conçu.
Le mal est sans espoir aussi j'ai dû le taire
et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.
Le mal était sans espoir mais je n'ai pas su
me taire, pour la première fois de ma vie j'étais prêt à prendre le risque de
faire la confidence interdite à quelqu'un malgré le danger. Je ne sais pas ce
qui m'a pris, je lui ai proposé :
- Si tu me montres tes
seins je te dirai un secret.
Elle m'a répondu gentiment.
- Vous n'avez pas honte, vous ne préférez
pas une petite pipe de bienvenue ?
Elle employait l'ancien terme, il parait
qu'aujourd'hui on dit fellation, c'est moins convivial mais c'est pareil hé hé.
J'ai failli m'étrangler de rire. Elle avait une voix douce un peu enrouée, très
sensuelle. Depuis ce jour, comme disait Paul Eluard, j'entends vibrer sa voix
dans tous les bruits du monde. Je lui ai répondu bêtement.
- Alors toi tu es unique.
Je lui
ai alors fait un commencement de révélation, presque rien. J'avais à la fois
peur de la mettre en danger, à la fois besoin de me faire valoir, d'exister à
ses yeux, envie qu'elle me voit différent de ce que je suis devenu au terme
d'une vie bien remplie : un vieillard. J'ai chuchoté.
- Allez,
je te dis le début du mystère, il y a une bombe dans l'église.
Elle s'est
étonnée.
- Une bombe ?
J'ai précisé
- Pas une bombe qui saute, mais il y a là, bien cachée, une information incroyable qui, mise entre de mauvaises mains, ferait exploser l’occident chrétien. Tu imagines ?
Elle parut intéressée lorsque j'ai évoqué le moment où le soldat romain donne à boire à Jésus sur sa croix. Elle connaissait quasiment le nom du soldat ce qui m'a sidéré.
-
Longibus ou Logibus présente au supplicié une éponge imbibée de vin,
instantanément celui-ci remit l'esprit, on ne lui brise pas les jambes et on
met son corps dans un tombeau, en fait un trou creusé dans un rocher, Ponce
Pilate doute de sa mort.
J'ai rectifié doucement.
- le soldat s'appelait Longinus.
Elle me regardait tendrement comme si
j'étais beau, mon vieux cœur battait vite et fort j'étais ivre
d'elle, j'aurais voulu que ce moment dure toujours…Je lui ai dit ce
que je n'aurais jamais dû lui dire.
- Paul a vu la vérité, la vérité est dans le
corps du Christ.
- C'est tout ?
- C'est tout et c'est suffisant pour mettre
un monde à feu et à sang.
J'ai eu peur de l'ennuyer avec mes vieilles
histoires mais elle semblait m'écouter avec curiosité, elle a voulu enregistrer
mes paroles. J'étais un peu surpris, des yeux je cherchais un magnétophone mais
elle m'a expliqué qu'avec les téléphones modernes surnommés smartphones on
pouvait enregistrer des discussions ou des chansons, prendre des photos,
envoyer des messages au monde entier, des mails comme ils disent. Moi je ne
parle déjà pas beaucoup à mes voisins alors expédier des messages au monde
entier je n'en n'ai rien à foutre. On peut aussi transmettre des SMS et avoir
accès à internet, a-t-elle dit, je n'ai pas bien compris à quoi ça pouvait
servir.
Je lui ai répondu en rigolant.
- Si ça se trouve on peut même téléphoner
avec ces smartphones.
Elle me regardait tendrement comme
si j'étais beau, mon vieux cœur battait vite et fort, j'étais fou d'elle,
j'aurais voulu que ce moment dure toujours. Je l'ai déjà dit ? Ah bon !J'ai fait tourner ma grosse chevalière autour de mon annulaire droit, vieux réflexe de séduction. Mes potes me charrient toujours sur ce bijou qui me fait ressembler, disent-ils, à un évêque ou à un parrain de la Mafia. Il est vrai que lorsque j'étais plus jeune cette bague mais surtout ma carrure et mes yeux bleus ont fait chavirer la vertu de plus d'une fille. J'avais une devise " la femme d'un copain c'est sacré… il faut qu'elle y passe" hé hé. J'ai eu des tas de maîtresses mais aucune n'arrivait à la cheville de ma compagne de banc. Cette expression me fait marrer car même si on utilise la formule "prendre son pied" ce n'est pas cet endroit que l'on vise chez une femme, souvent la caresse qui démarre à la cheville voyage vite et se termine plus haut.
La merveille finissait
son sandwich, elle fit une petite moue adorable qui me fit monter les larmes
aux yeux.
- Je n'ai rien compris à vos paroles,
dites-moi la suite de votre secret, allez, juste à moi !
Je m'en voulais déjà d'avoir trop parlé.
- C'est dangereux pour toi, tu en sais déjà
bien assez.
- Pourquoi ?
- Ce qui est caché dans l'église est explosif,
deux milliards de chrétiens seraient déstabilisés et des milliers de fous
furieux voudraient brûler ta jolie peau.
- Dommage j'aurais bien aimé savoir mais si
c'est dangereux tant pis, je ne suis qu'une femme seule et désarmée.
J'avais beaucoup de mal à la considérer
comme une femme fragile, il se dégageait d'elle la force tranquille de ceux qui
ne craignent personne. J'appris plus tard qu'elle était vice-championne de
France de Taekwondo, un sport de combat coréen.
Je commençais à me sentir mal, ma prostate
me taquinait, il fallait d'urgence que j'aille pisser. Elle s'est levée pour
m'embrasser, j’ai tendu mes lèvres à tout hasard, elle a ri et a déposé un gros
baiser sur chacune de mes joues. Elle m'a promis de revenir bientôt me voir pour
en savoir plus. Je n'avais encore jamais vu chez une femme une telle perfection
de formes, si j'avais eu ne serait-ce que trente ans de moins je lui aurais
sauté dessus, mais la vieillesse est un naufrage. Au lieu de ça je suis parti
en catastrophe en essayant de retenir mon urine et de rester digne à ses yeux,
les jambes tremblantes, le cœur gonflé de tendresse mais désespéré de la voir
s'en aller. Elle est entrée dans l'église, lorsque je suis revenu vingt minutes
plus tard elle disparaissait au loin sur la route qui va à Eauze.
Le surlendemain j'ai appris que deux écossais qui tenaient une maison d'hôte à Eauze avaient été retrouvés poignardés, une vraie boucherie...
Le surlendemain j'ai appris que deux écossais qui tenaient une maison d'hôte à Eauze avaient été retrouvés poignardés, une vraie boucherie...
vendredi 23 février 2018
Vous n'avez jamais lu une histoire pareille
« Un livre est comme une femme, il ne se parcourt pas distraitement, il faut lui accorder du temps, le découvrir patiemment, l'effeuiller lentement page par page, se laisser envahir totalement par sa séduction discrète jusqu'à l'aboutissement, l'éblouissement ultime.
Séduction discrète, éblouissement ultime ? Si vous croyez cela vous êtes déjà dans le piège !
Les femmes, dit-on, viennent de Vénus, déesse de l'amour, de la séduction et de la beauté dans la mythologie romaine. Toutefois les anciens Romains ignoraient que les conditions climatiques régnant sur la douce planète du même nom sont très agréables ....mais uniquement pour les démons : température au sol de 480 °C, pression atmosphérique représentant 90 fois celle de la terre, pluies d'acide sulfurique.
On peut donc en conclure qu'en débarquant de Vénus certaines femmes nous arrivent directement de l'enfer.
Ames sensibles refermez vite ce livre, esprits téméraires il est encore temps de renoncer, sinon préparez-vous à un voyage dans lequel Eden n'est pas du tout synonyme de paradis.
Vous n'avez jamais lu une histoire pareille ... »
Site Web : http://serge.boudoux.fr
mercredi 14 février 2018
Variations sur la saint Valentin
Le 14 février
S'il
ne le faisait pas elle en serait fâchée
Souvent
les autres jours il la regarde à peine
Elle
ferme un peu les yeux elle va lui pardonner
Valentin
aujourd'hui doit aimer Madeleine
On
l'annonce partout, la radio, la télé :
" Beau prince il faut des fleurs, des
bijoux, de la laine "
D'
offrir plus d'un cadeau il se sent obligé.
A-t-il
vraiment besoin qu'on crie à perdre haleine :
" C'est la Saint Valentin il faut te
dépêcher "
Aujourd'hui
et nul autre doit-il prouver qu'il aime ?
Aimer
sous contrainte peut donner la nausée.
Valentin
mon joli, cinquante deux semaines
Serre-la
dans tes bras, chaque jour de l'année
Dis
lui qu'elle t'est précieuse, ne lui fait jamais peine
C'est
son plus beau bijou, son plus tendre collier .
Ô
vous marchands d'amour, commerçants de l'aubaine
reprenez
vos drapeaux, vos sentiments soldés.
Pour
lui plaire il ira à la claire fontaine
Cueillir
quelques fleurettes et les lui rapporter.
----------
Valentin.
Cet auteur est
génial. J'étais fauché, grâce à ses
quelques vers et quatre fleurettes ramassées sur le bas-côté de la route j'ai
économisé au moins 250 € : champagne plus fleurs coupées plus petit bijou, même
de chez Swarovski la note grimpe vite hé
hé .
Madeleine semblait ravie, je ne me suis pas
trompé j'étais sûr qu'elle aimait la poésie.
Elle est vraiment extraordinaire, elle aurait pu se plaindre :
mettez-vous à sa place elle s'attendait sans doute à recevoir champagne, roses
rouges et bijou et je me suis ramené avec quatre crocus et trois fleurs de
pissenlits.
- Elles viennent de la
claire fontaine, ai-je fais remarqué. Je
lui ai lu les quelques vers magiques et cela a tout changé.
Merci Serge.
Madeleine.
Cette fois mon benêt de
Valentin touche vraiment le fond. Deux mois tout juste que nous nous sommes
rencontrés, il arrive chez moi ce soir tout fier avec quatre Crocus, trois
boutons de fleurs de pissenlit, une boîte de préservatifs dépassant de sa poche
et il me débite quelques vers pourris qui parlent de claire fontaine et de
fleurettes. Pour ne pas passer pour une conne je me suis extasiée. La poésie
c'est bien beau mais pour l'éclate j'ai connu mieux, j'aurais préféré deux
doigts de champagne, neuf roses rouges et un bijou. En punition je vais lui
faire le coup du mal de tête, aujourd'hui
il pourra se la mettre sur l'oreille .
Si je rencontre ce
Serge je lui demanderai de s'occuper de ses fesses la prochaine fois ! Nous
n'avons nul besoin des poètes pour nous frustrer, nos amoureux font cela très
bien !
---------
Dans l'eau de la
claire fontaine
Elle se baignait toute nue
Une saute de vent soudaine
Jeta ses habits dans les nues
Elle se baignait toute nue
Une saute de vent soudaine
Jeta ses habits dans les nues
En détresse, elle me
fit signe
Pour la vêtir, d'aller chercher
Des monceaux de feuilles de vigne
Fleurs de lis ou fleurs d'oranger
Pour la vêtir, d'aller chercher
Des monceaux de feuilles de vigne
Fleurs de lis ou fleurs d'oranger
Avec des pétales de
roses
Un bout de corsage lui fis
La belle n'était pas bien grosse
Une seule rose a suffi
Un bout de corsage lui fis
La belle n'était pas bien grosse
Une seule rose a suffi
Avec le pampre de la
vigne
Un bout de cotillon lui fis
Mais la belle était si petite
Qu'une seule feuille a suffi
Un bout de cotillon lui fis
Mais la belle était si petite
Qu'une seule feuille a suffi
Elle me tendit ses
bras, ses lèvres
Comme pour me remercier
Je les pris avec tant de fièvre
Qu'elle fut toute déshabillée
Comme pour me remercier
Je les pris avec tant de fièvre
Qu'elle fut toute déshabillée
Le jeu dut plaire à
l'ingénue
Car, à la fontaine souvent
Elle s'alla baigner toute nue
En priant Dieu qu'il fit du vent
Car, à la fontaine souvent
Elle s'alla baigner toute nue
En priant Dieu qu'il fit du vent
jeudi 8 février 2018
Vous n'avez jamais lu une telle histoire
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Mardi 5 juillet 2011. Hôtel Campanile. Grasse Alpes
maritimes
12h30. La femme de ménage,
Véronique, vérifie que tout est parfaitement en ordre, jette un dernier coup
d'œil et ferme derrière elle la porte n°18. Encore deux chambres à nettoyer et
sa matinée commencée très tôt sera terminée, elle pourra enfin rentrer chez
elle. Sa vie est dure, le gentil compagnon partageant son existence l'a
courageusement abandonnée avec un enfant à charge, sans doute timide il n'a pas laissé d'adresse. Heureusement sa
mère n'habite pas loin de son modeste logement et peut s'occuper du petit
garçon en cas de nécessité, en cette période de vacances Véronique a bien
besoin d'aide.
Elle frappe deux fois à la
porte de la chambre 19 malgré
l'affichette portant la mention "
ne pas déranger " pendue à la poignée, sans réponse elle contacte la
réception qui lui donne le feu vert, elle déverrouille la serrure avec sa carte
magnétique, pénètre dans le sas, pousse la seconde porte… et horrifiée
s'évanouit.
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Ames sensibles refermez vite
ce livre, esprits téméraires préparez-vous à un voyage dans lequel Eden n'est
pas du tout synonyme de paradis !
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vendredi 2 février 2018
Eden, livre troisième : Ainsi soit-elle
Riche, jeune, belle, sans scrupule, rien ni personne ne paraissait pouvoir arrêter la sublime Eden sur la voie de son but ultime : le pouvoir suprême qui lui permettrait de donner enfin aux femmes les protections auxquelles elles devraient avoir droit face aux agressions de toutes natures.
Personne ? L'énigmatique Henri, vieillard un peu déjanté se dressa en travers de son chemin.
Tout homme ou toute femme qui a du pouvoir est porté à en abuser ! ( Montesquieu )
En 2013, découvrant le secret du vieil Henri elle fut responsable sans le vouloir d'un évènement stupéfiant qui ne s'était pas produit depuis près de six cents ans, elle réveilla alors certains démons.
Il est dangereux de mettre en danger une puissance assoupie et tentaculaire. Une ombre discrète, patiente mais impitoyable se mit en mouvement.
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Les saintes écritures auraient conclu : Ainsi soit-il.
Nos écritures étant profanes, nous, humbles auteurs mécréants, diront simplement
: AINSI SOIT-ELLE !
Visitez mon site:
jeudi 25 janvier 2018
EDEN sur les bords du lac de Saint Cassien ?
Le saviez-vous?
Le Livre Second de la trilogie d'Eden intitulé : L'Ange de la mort est assis sur mon banc vous entraînera du Gers au Sofitel de New-York en passant par l'Auvergne, la Loire, l'Isère, les bords du lac de Saint Cassien pour se terminer par la tuerie de Montauroux.
Ames sensibles s'abstenir.
Esprits téméraires préparez vous à un voyage dans lequel Eden n'est pas du tout synonyme de paradis.
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Le Livre Second de la trilogie d'Eden intitulé : L'Ange de la mort est assis sur mon banc vous entraînera du Gers au Sofitel de New-York en passant par l'Auvergne, la Loire, l'Isère, les bords du lac de Saint Cassien pour se terminer par la tuerie de Montauroux.
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